Globalement, c'est une vraie bonne nouvelle. Maurice n'a pas de taxe foncière annuelle nationale, pas d'impôt sur les plus-values (0 %) et pas d'impôt sur la fortune — une position nettement favorable pour un propriétaire international. La nuance importante que la plupart des sources omettent : la revente répétée et rapprochée de biens (plusieurs transactions rapprochées) peut être requalifiée en activité commerciale et devenir imposable au barème normal de l'impôt sur le revenu. Des rates municipaux locaux mineurs peuvent aussi s'appliquer. Confirmez le traitement de votre bien précis et de tout projet de revente avec un fiscaliste mauricien avant de vous fier au « 0 % » affiché.
Pour un propriétaire étranger, la position fiscale mauricienne sur la détention et la revente d'un bien est l'un des atouts majeurs du pays. Il n'y a pas de taxe foncière annuelle nationale du type de celle qui existe en France (taxe foncière) ou en Espagne (IBI à grande échelle), pas d'impôt sur les plus-values à la vente d'un bien — le taux est de fait de 0 % — et pas d'impôt sur la fortune. Un propriétaire peut détenir une villa mauricienne pendant des années et la revendre sans imposition domestique de la plus-value sur la valorisation, ce qui constitue une différence notable avec la plupart des juridictions européennes.
C'est pourquoi Maurice est souvent décrite comme fiscalement efficiente pour l'immobilier. Mais les affirmations « pas d'impôt » doivent toujours se lire avec précision : l'absence concerne ces impôts spécifiques sur la détention et la cession ordinaires. Les revenus locatifs, par exemple, sont un autre sujet et sont imposables ; et des rates municipaux (charges locales modestes) peuvent s'appliquer. La position de 0 % sur les plus-values est réelle, mais c'est le traitement de la détention ordinaire et non commerciale — pas une exonération générale de toute taxation liée à l'immobilier.
La nuance qui piège les investisseurs actifs est la requalification. Alors qu'une vente ponctuelle d'un bien détenu à usage personnel ou d'investissement ne supporte aucun impôt sur la plus-value, un schéma d'achats-reventes répétés et rapprochés peut être requalifié par l'administration fiscale en activité commerciale plutôt qu'en investissement passif. Dès lors que votre activité ressemble à un commerce de marchand de biens, les profits peuvent relever du barème normal de l'impôt sur le revenu plutôt que du traitement à 0 % des plus-values — une issue très différente.
Pour un acheteur qui acquiert une résidence ou un investissement de long terme, ce risque est peu probable. Pour quelqu'un qui prévoit de revendre plusieurs unités en peu de temps, c'est un risque réel à intégrer, et la frontière entre investir et commercer est une question de faits et de degré que la MRA apprécie au cas par cas. Si votre projet implique plusieurs transactions sur une courte période, faites confirmer la question investissement-contre-commerce par un fiscaliste mauricien à l'avance, plutôt que de supposer que le taux de 0 % couvre l'ensemble.
Sources officielles et expertes de cette réponse :
Cette page est une information générale, pas un conseil juridique ou fiscal. Les règles immobilières, de séjour, successorales et fiscales mauriciennes sont techniques et évoluent souvent — notamment le changement de droit d'enregistrement du 1er juillet 2026. Chaque chiffre et chaque règle ici doit être confirmé avec un notaire, un fiscaliste ou un avocat mauricien pour votre situation précise avant d'agir.
GADAIT est un conseil à l'acquisition indépendant (buyer's agent). Nous confirmons le régime, la fiscalité, la réalité du séjour et le coût réel tout compris pour votre cas précis — avant tout engagement.
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Peu d’envois. Beaucoup de pertinence.