La convention fiscale France-USA vise à éviter la double imposition, donc un acheteur américain ne sera en général pas taxé deux fois sur les mêmes revenus ou plus-values d'un chalet français — mais un citoyen américain doit tout de même déclarer chaque année ses revenus mondiaux à l'IRS. Par ailleurs, le FBAR (formulaire FinCEN 114) impose de déclarer les comptes financiers étrangers dès que leur total dépasse 10 000 dollars ; il vise les comptes, pas le bien lui-même, même si un compte bancaire français ouvert pour gérer le chalet peut le déclencher. Le chalet interagit aussi avec l'IFI et la plus-value française à la revente. Coordonnez un CPA américain et un fiscaliste français pour aligner les deux systèmes.
La convention de non-double imposition France-USA existe pour que le même revenu ou la même plus-value ne soit pas pleinement taxé dans les deux pays ; des mécanismes comme les crédits d'impôt étrangers ou les exonérations neutralisent le chevauchement. En pratique, l'impôt payé en France sur des revenus locatifs français ou sur une vente peut en général être imputé sur l'impôt américain portant sur le même élément, selon les règles de la convention.
Ce que la convention ne fait pas, c'est libérer un citoyen américain du système déclaratif américain. Les États-Unis imposent leurs citoyens sur leurs revenus mondiaux où qu'ils vivent : vous continuez donc de déposer une déclaration américaine (formulaire 1040) chaque année et de déclarer vos revenus français, même quand la convention finit par éliminer l'impôt américain supplémentaire. La déclaration est obligatoire ; la convention joue sur le montant dû, pas sur l'obligation de déclarer.
Le FBAR (formulaire FinCEN 114) est une obligation déclarative, distincte de votre déclaration d'impôt, qui s'applique dès que la valeur cumulée de vos comptes financiers étrangers dépasse 10 000 dollars à un moment de l'année. Il faut être précis : le FBAR concerne les comptes financiers, pas directement l'immobilier — le chalet lui-même n'est pas un actif FBAR.
Cependant, acheter et gérer un chalet français implique en général d'ouvrir un compte bancaire français pour l'achat, les charges et les revenus locatifs, et ce compte peut vous faire franchir le seuil de 10 000 dollars et entrer dans le champ du FBAR. Des régimes américains connexes comme FATCA peuvent aussi s'appliquer. Le bien n'est pas déclarable, mais la banque autour de lui peut l'être : tenez-en compte.
Posséder le chalet expose un citoyen américain à des impôts français que la convention et la déclaration américaine ne suppriment pas. L'IFI peut s'appliquer au-delà du seuil de 1,3 million d'euros d'immobilier français (voir notre question IFI), et la plus-value française s'applique à une revente (voir notre question plus-value), le notaire retenant en général l'impôt à la signature.
Le résultat est vraiment un tableau à deux pays : impôts fonciers français d'un côté, déclaration mondiale et déclaration de comptes américaines de l'autre, reliés par une convention qui coordonne mais ne simplifie pas. Coordonnez un CPA américain et un fiscaliste français dès le départ pour que les positions française et américaine soient cohérentes et que rien ne soit oublié.
Sources officielles et expertes de cette réponse :
Cette page est une information générale, pas un conseil juridique ou fiscal. La fiscalité immobilière, successorale et les règles de séjour françaises sont complexes et évoluent souvent ; chaque chiffre et chaque règle ici doit être confirmé avec un notaire, un fiscaliste ou un avocat français pour votre situation précise avant d'agir.
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Peu d’envois. Beaucoup de pertinence.